Histoire : Chapitre 3 : Jacques Blanc : un homme, une vie

Publié le 07 novembre 2018 - Histoire - Aucun commentaire

Les Blanc

La famille Blanc vient du comté de Nice, de Méolans dans la vallée de Barcelonnette, d’où trois frères, Esprit, Charles et André, négociants en drap, viennent s’installer à Aix dans les premières années du XVIIe siècle, et fondent une maison de commerce.
André Blanc épouse Anne de Moricaud, elle aussi fille de marchand, le 3 janvier à la Madeleine d’Aix. Ils ont 17 enfants. Ils habitent deux grandes maisons à côté du palais comtal, place des Prêcheurs.

Jacques Blanc

Jacques Blanc est leur 14ème enfant, né le 3 janvier 1634.
Il exsite de lui plusieurs portraits qui « attestent qu’il était doué d’une attitude et d’une figure imposantes, et son visage remarquablement beau rappelle celui de Louis XIV par l’expression et les traits ».
A 26 ans, il épouse Louise d’Hugoleny le 9 décembre 1660 en l’église Sainte-Madeleine d’Aix.
C’est lui qui va transformer la propriété – Arnajon – apportée en dot par son épouse vers la configuration que l’on connaît aujourd’hui pour la partie XVIIè : la bastide, les pigeonniers, les jardins en terrasses successives, les jeux d’eau, le nymphée, les deux cours.

Une course vers la noblesse

Jacques Blanc est très proche de son frère Esprit, aveugle depuis l’enfance, âgé de presque vingt de plus que lui et déjà considéré comme noble.

A son contact, Jacques commence très jeune son ascension vers la noblesse :

Il achète une charge d’auditeur et archivaire à la chambre des Comptes en 1662.

En 1666, il débute les travaux de la bastide neuve et des jardins sur la propriété de sa femme, Arnajon. Le détail de ces travaux fera l’objet de plusieurs chapitres ultérieurs.

En 1668 il achète la seigneurie de Bois Vert, aux Baux, acte sans doute facilité car à l’époque il agit comme agent pour Louis de Grimaldi, prince de Monaco et marquis des Baux.

En 1673, il achète une charge de trésorier général au bureau des Finances de Provence, charge qu’il exercera jusqu’à sa mort.

En 1674, il acquiert la seigneurie de Valfère au Puy-Sainte-Réparade, qui comprend les terres du vallon des Ribières. Contiguës des terres d’Arnajon, elles accroissent considérablement le domaine. Avec cette seigneurie, il a le droit de s’appeler seigneur, il choisit le nom de « seigneur de Boisvert ».

En 1679, il fait établir une enquête officielle appuyée de nombreux témoignages afin de prouver son origine d’ancienne noblesse.
Il entre en faveur auprès des Grignan, est ami de Mme de Sévigné, il connaît peu à peu la richesse.

En 1682, il achète une grande maison dans le quartier de Villeneuve, aujourd’hui rue Manuel, à dame Angélique d’Antelmy, belle-sœur de Louis Blanc. Il y fait de nombreux travaux avec des goûts de luxe : le sol recouvert de mallons de Barcelone, les vitres en carreaux de Venise et de Rouen, une balustrade en fer forgé identique à celle du pavillon de Vendôme.

Vers 1688, il achète au marquis des terres et marais aux Baux, s’impliquant dans le grand projet de dessèchement des marais des Baux. A partir de cet achat, il a aussi le droit de s’appeler « seigneur de Castillon ».

La chute

En décembre 1689, il fait faillite. Les demandes d’argent pour le roi augmentaient, les mouvements d’argent des trésoriers devenaient exponentiels. Cette ruine financière l’oblige à vendre nombre de biens :

  • Les terres de Valfère
  • Ses meubles et ses portraits
  • Son hôtel particulier aixois du quartier de Villeneuve, vendu à la famille Maliverny. L’hôtel porte encore leur nom aujoud’hui.

Dès janvier 1690, Louise d’Hugoleny entame les procédures nécessaires pour reprendre les biens qu’elle a apporté en dot et les transmettre à ses enfants. Elle obtient gain de cause en 1692.

Jacques Blanc décède en 1693.

Il faut souligner que le nom de Jacques Blanc paraît presque toujours comme « Blanc », sans particule. A la fin de sa vie on voit parfois les notaires le nommer « de Blanc ». Ce sont ses fils, nobles, qui se dénommeront « Le Blanc de Castillon », pas leur père.

Les armes des Le Blanc sont : d’azur à deux palmes d’argent entrelacées soutenant un croissant surmonté d’une massue.

Elles ont été ainsi enregistrées à l’Armorial général de France par Pierre André de Blanc, ancien capitaine de cavalerie.

Les palmes sont d’or pour Esprit Hyacinthe Blanc, prieur de Saint-Nicolas.

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